Ce secret de guérison dont personne ne parle

Déjà, au XIXe siècle, l’écrivain Oscar Wilde en faisait l’éloge :

« Pardonner c’est délivrer un prisonnier et découvrir que le prisonnier, c’était vous. »

Nous portons tous dans nos valises des vieilles rancunes, des regrets, des ressentiments…

Des gens nous ont fait mal. Parfois volontairement, parfois par maladresse.

Mais qu’importe, car la blessure est toujours présente. La cicatrice reste ouverte.

Et pour se défaire de ce fardeau, pas d’autres choix que de pardonner.

Car c’est un fait : tant que vous continuez à nourrir du ressentiment envers une personne, vous lui restez attaché.

Et ce lien vous rend prisonnier d’une émotion hautement dévastatrice.

Le ressentiment : un poison silencieux pour votre coeur

Il est normal de ressentir de la colère lorsque l’on se sent trahi ou blessé par quelqu’un.

Mais si vous n’y prenez pas garde, le pire des poisons émotionnels peut s’installer en vous : le ressentiment.

Vous ressassez, vous ruminez, et ces émotions « négatives » se cristallisent dans votre corps et votre mental.

Et c’est un grand danger, car :

  • Lorsque vous ressentez une émotion durant des jours, des semaines, cela se transforme en humeur;
  • Lorsque vous entretenez une humeur pendant des semaines, des mois, elle devient un tempérament;
  • Lorsque cette humeur est entretenue pendant des mois ou des années : cela devient… votre personnalité !

Ne laissez pas un affront vous transformer en personne rancunière.

D’autant que le ressentiment est en réalité :

Un cocktail explosif d’hormones dans votre corps

Vos réactions émotionnelles « négatives » libèrent de puissantes substances chimiques « de survie ».

Elles conduisent votre cerveau à réagir comme s’il était en danger de mort :

  • Le cortisol augmente votre tension artérielle ;
  • L’adrénaline augmente votre pression artérielle en contractant votre cœur ;
  • La noradrénaline accroît le phénomène

Votre corps est en état d’alerte, prêt à partir au combat…sauf qu’il n’y a plus rien à combattre. Il entre donc en état de stress chronique.

Ce qui augmente considérablement votre risque :

  • De déclencher une maladie cardiaque. Chez les personnes colériques de moins de 60 ans, le risque d’AVC est multiplié par 2,82 comparé à celui des sujets non colériques1;
  • De somatiser votre souffrance. Une étude a démontré que les personnes rancunières souffrent plus souvent de maux de tête, de troubles digestifs, de douleurs lombaires, d’anxiété, voire de dépression2;
  • De tomber malade, car cet état de stress chronique abaisse vos défenses immunitaires.

Alors quelles solutions pour sortir du cercle vicieux de la rancune ?

Ces innombrables études scientifiques qui prouvent le pouvoir du pardon

Depuis une quinzaine d’années, des chercheurs étudient les extraordinaires pouvoirs du pardon. Et ils ont remarqué que :

  • Le pardon constitue un excellent moyen pour diminuer la colère, la dépression, l’anxiété et diverses autres émotions négatives3.
  • Les personnes capables de pardonner sont en moyenne plus satisfaites de leur vie. Avoir pardonné, elles sont plus confiantes en l’avenir et ont une meilleure estime d’elles-mêmes4 !
  • Le soulagement apporté par le pardon favorise les capacités d’adaptation et la guérison.

Le premier à avoir révélé le pouvoir du pardon dans le processus de guérison, c’est le célèbre psychiatre David Servan Schreiber.

Pour lui, c’est certain :

« Les malades qui ont réglé les traumatismes anciens, qui savent contrôler leurs émotions et garder le goût de vivre, optimisent leurs chances de guérison. Ils vivent statistiquement plus longtemps et dans une meilleure condition physique que si leur esprit était en proie au chaos. Pourquoi ? Parce qu’ils donnent à leur système immunitaire toutes les armes dans une mission où il excelle d’ailleurs : la lutte contre les bactéries, les virus, les allergènes et les cellules cancéreuses.»

Pardonner, c’est donc augmenter vos chances de guérir.

Les médecines ancestrales ne disent d’ailleurs pas autre chose : depuis 3000 ans, la médecine chinoise pointe du doigt l’impact de la colère et de la rancune sur votre organisme.

Le pardon : « le médicament de votre âme »

En Médecine Chinoise, on dit que le pardon est un « yao », un médicament pour votre âme (et votre corps).

La colère est une émotion à tendance Yang (elle appartient à l’organe du Foie). Et plus votre Yang augmente, plus votre Yin s’épuise.

Quand ces situations se répètent, cela peut devenir une grande cause d’hypertension artérielle.

Et si la tempête émotionnelle se fait trop forte, vous risquez un accident cardiovasculaire, une crise cardiaque et peut-être même de développer certains cancers.

Pour y faire face, la sagesse taoïste vous livre 4 raisons de pardonner :

  1. La personne ne l’a pas fait exprès, et donc il est inutile de se mettre en colère ;
  2. C’est sciemment que la personne vous a voulu du mal. La loi de causalité vous fera alors justice (ce que vous envoyez à l’autre, l’univers vous le renvoie) ;
  3. Ce virus émotionnel fait des ravages : si vous pardonnez, c’est pour vous libérer de ce poison ;
  4. Vous développez de l’empathie : cette personne agit de la sorte du fait de ses conditions de vie, sa mauvaise éducation, son karma…

Au début cela vous paraîtra difficile. Mais avec la pratique, petit à petit, vous ressentirez une libération énergétique.

C’est le signe que tout lien avec le passé a été coupé, et dorénavant vous avancez vers le futur, libéré du fardeau de la rancœur.

J’espère que cette sagesse d’Asie vous aidera dans votre cheminement.

Sources :

1Williams JE, Nieto FJ, Sanford CP, Couper DJ, Tyroler HA. The association between trait anger and incident stroke risk: the Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC) StudyStroke. 2002 Jan;33(1):19-20.

2 Muñoz Sastre M.T., Vinsonneau G., Neto F., Girard M. and Mullet E. (2003), « Forgivingness and satisfaction with life », Journal of Happiness Studies, 4, 323-335.

3 Enright R. D. and Fitzgibbons R. P. (2000), Helping Clients Forgive: An Empirical Guide for Resolving Anger and Restoring Hope, Washington, DC: APA.

4 Freedman S. R. and Enright R. D. (1996), « Forgiveness as an Intervention Goal with Incest Survivors », Journal of Consulting and Clinical Psychology, 64, 983-992.

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